Nouvelles : À Renne, une adepte du burkini sème la polémique à la piscine publique.

À Renne, une adepte du burkini sème la polémique à la piscine publique.

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Suite à la publication d'un article de presse il y a 15 jours à propos du port du burkini dans une piscine publique, le conseil municipal de Rennes a tenu une discussion à propos de l'autorisation du port du maillot de bain intégral dans les piscines de la capitale bretonne.

Le média 20 Minutes a donc décidé de rencontrer Sara, une femme de 23 ans qui prétend refuser de se baigner sans son burkini.

La jeune femme se serait installée à Rennes il y a a quatre ans, mais voilà qu'il y a deux mois, elle a réalisé qu'elle pouvait accéder aux piscines rennaises dans son maillot intégral. Sara explique: "J’adore la piscine. Alors je me suis présentée à l’accueil de la piscine des Gayeulles pour voir si je pouvais venir avec une combinaison et un bonnet de bain. La femme de l’accueil a souri et elle m’a répondu que le burkini était autorisé ."

Dès qu'elle a découvert cela, Sara a aussitôt commencé à se rendre régulièrement à la piscine publique en compagnie de sa petite fille âgée de quelques mois seulement: "Je n’ai jamais eu une remarque. Parfois quelques regards insistants mais je me contente de sourire et de dire bonjour. Je comprends que ça puisse paraître bizarre aux yeux de certains parce que ça change des habitudes. Mais je ne fais rien de mal. C’est mon droit de ne pas montrer mon corps."

Alors que certains pourraient croire que Sara est obligée de porter le burkini pour se rendre à la piscine publique, celle-ci affirme plutôt ne pas tolérer le niqab, ni la burqa et surtout, elle milite pour "la liberté des femmes de se voiler ou non". Il faut aussi savoir que Sara est née de parents français et que ce n'est qu'à l'âge de 16 ans qu'elle s'est convertie à l'islam: "J’ai fait le choix de me voiler par pudeur, pas parce qu’on me l’a imposé. Quand j’étais ado, j’allais à la piscine en maillot une pièce, et à la plage, je gardais toujours un short. C’est mon choix, comme d’autres font le choix d’être topless. Chacun est libre."

Selon la ville de Rennes, sur les 80 000 baigneurs qui fréquent les 4 piscines publiques, on estime que de 5 à 6 personnes les fréquentent en portant un burkini. Sara termine en y allant de sa théorie qui pourrait expliquer pourquoi on retrouve si peu de burkinis: "J’ai plusieurs amies voilées qui ne veulent pas le faire. Elles n’osent pas, de peur d’être jugée."

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Source: 20 Minutes · Crédit Photo: Courtoisie