Nouvelles : À Shawinigan, un garçon de 5 ans veut devenir une fille et ses parents l'encouragent

À Shawinigan, un garçon de 5 ans veut devenir une fille et ses parents l'encouragent

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Ayoye dans Nouvelles

On entend largement parler de changement de genre et d'identité sexuelle dans les médias ces dernières années. Mais cette fois, c'est un enfant d'à peine cinq ans qui vit sa transidentité à la maternelle, sous l'encouragement de ses parents. Mais rares sont les ressources qui s'adressent à des enfants aussi jeunes que Mélody. Les parents, Chantal et Jean-François, sont toujours en attente pour recevoir les services d'un psychologue pour aider leur petite Mélody. Ils ont décidé de parler publiquement de leur histoire pour briser les préjugés quand à la transidentité et vaincre la transphobie. 

Né garçon, Vyctor souhaitait commencer l'école en tant que fille. C'est donc sous le nom de Mélody et sous l'identité d'une fille que Vyctor fera son entrée à la maternelle, à Shawinigan, au Québec. 

« C'est bien plus que de juste vouloir s'habiller en fille. Nous, c'est 24 h sur 24 h! Elle porte des maillots de fille, des sous-vêtements de fille. C'est bien plus que juste un jeu », a dit Chantal, la mère de Mélody, à TVA.

Mais si la famille semble vivre en parfaite harmonie en ce moment, cela n'a pas toujours été le cas. Doran, qui est le frère jumeau de Mélody, a traversé une période très difficile quand il a réalisé que son frère allait devenir sa soeur. 

« Cet été, il me disait: "si Mélody va à l'école en fille, moi je veux y aller habillé en Harry Potter". Mais, on lui a expliqué puis il a compris », a raconté Jean-François, le père des jumeaux, à TVA.

Même Chantal a avoué avoir eu un petit deuil à faire. 

Des spécialistes du domaine croient qu'une personne trans souffrira moins et sera moins à risque de faire des tentatives de suicide si elle est épaulée dès son plus jeune âge par les gens de son entourage immédiat. 

« Au niveau des personnes trans, on voit un plus haut taux de tentatives de suicide chez les plus vieux. C'est souvent les personnes qui n’ont pas eu l’occasion de l'exprimer », a expliqué à TVA la Dre Maude Bourgeois-Turcotte, psychologue et personne-ressource chez Trans Mauricie.

Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Capture d'écran