Nouvelles : Coronavirus: au moins deux souches se propagent dans le monde

Coronavirus: au moins deux souches se propagent dans le monde

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles

Des scientifiques de l’Université de Pékin et de l’Institut Pasteur de Shanghai ont déclaré que le nouveau coronavirus, le COVID-19, a muté au moins une fois depuis la déclaration des premiers cas de malades en décembre 2019 dans la ville de Wuhan, en Chine, ont rapporté Radio-Canada et Le Nouvel Observateur ce jeudi. 

Selon les travaux de recherche de ces experts, au moins deux souches distinctes du coronavirus se propagent actuellement dans le monde : la souche S et la souche L. 

La S serait la plus ancienne des deux et la moins agressive. Elle serait responsable d'environ 30 % des cas confirmés. 

La L serait plus agressive et serait apparue plus tard. C'est aussi cette souche qui se propagerait plus rapidement d'après les chercheurs. 

« Alors que le type L était plus répandu dans les premiers stades de l'épidémie à Wuhan, la fréquence du type L a diminué après début janvier 2020 », indiquent les travaux publiés dans le journal National Science Review. « L'intervention humaine peut avoir exercé une pression sélective plus sévère sur le type L, qui pourrait être plus agressive et se propager plus vite. D'un autre côté, le type S, qui est évolutivement plus ancien et moins agressif, pourrait avoir augmenté en fréquence relative en raison d'une pression sélective relativement plus faible. »

« Ces résultats soutiennent fortement le besoin urgent de poursuivre des études approfondies immédiates qui combinent des données génomiques, des données épidémiologiques et des enregistrements de graphiques des symptômes cliniques des patients atteints de coronavirus 2019 (COVID-19) », estiment les chercheurs.

D'autres recherches effectuées dans les prochains mois permettront de mieux cerner l'évolution et l'épidémiologie du virus. 

Questionné à ce sujet, le directeur général de la santé de France, Jérôme Salomon, a soutenu que « ce n'est pas une mutation, c'est une évolution », qu'il n'y a « pas de données » permettant de déterminer si l'une des souches est plus virulente que l'autre et que « des études sont en cours ».

Source: Radio-Canada · Crédit Photo: Capture d'écran