Nouvelles : Coronavirus: Un chirurgien Québécois se vide le coeur à propos du “nombrilisme de baby-boomers”.

Coronavirus: Un chirurgien Québécois se vide le coeur à propos du “nombrilisme de baby-boomers”.

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles

Alors que la majorité des Québécois doivent s'accommoder en raison des mesures drastiques afin de freiner la propagation de la COVID-19, un chirurgien de Lévis a lancé un cri du coeur en dénonçant le "nombrilisme de baby-boomers".

Le Dr Jean-François Bégin, qui est chirurgien à l’Hôtel-Dieu de Lévis, s'est entretenu avec Le Soleil afin de faire comprendre à la population l'importance de respecter les mesures de distanciation sociale.

Le chirurgien a notamment expliqué que le gouvernement a donné aux baby-boomers la consigne d'éviter les sorties pour les protéger du nouveau coronavirus, mais aussi, afin d'éviter une situation de débordement des hôpitaux. 

Le Dr Bégin a déclaré en entrevue que la "dernière [patiente] que j’ai vue se préoccupait de sa saison de golf. Nombrilisme de baby-boomers... Restez chez vous! C’est pas juste pour éviter la contagion! On [n’]a pas besoin de ces fractures gériatriques évitables actuellement pour embourber le système."

Comme l'a souligné le chirurgien, la présence de glace sur les rues augmente considérablement le risque de fractures et les hôpitaux ne peuvent pas se permettre de traiter ce type de blessures, alors qu'on s'attend à une augmentation d'hospitalisations en raison de la COVID-19.

Le chirurgien ne s'en cache pas, on remarque une insouciance très concentrée chez les aînés: "J’ai eu un bon échantillon d’une insouciance sociale de cette génération-là. Et c’est frustrant."

La présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Judith Gagnon, a déclaré pour sa part: "Il y a en qui le font volontairement parce qu’ils constatent la dangerosité. Même s’ils trouvent ça très dur, quand on regarde les données dans les autres pays, ça fait peur. [...] Et souvent, ils vont dans des endroits [publics] parce que c’est leur façon de casser cette solitude-là. [...] Ils se sentent seuls et veulent voir un peu de monde. Et ce n’est pas nécessairement de mauvaise foi."

Source: Le Soleil · Crédit Photo: Facebook / Marie-Claude Tardif