Nouvelles : Fillette décédée à Granby: L'ex-juge Ruffo accuse les institutions payées pour protéger la petite de ne pas avoir fait leur devoir.

Fillette décédée à Granby: L'ex-juge Ruffo accuse les institutions payées pour protéger la petite de ne pas avoir fait leur devoir.

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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L'ex-juge Andrée Ruffo a vivement réagi quant au troublant dossier entourant le décès d'une fillette de 7 ans à Granby. C'est lors d'une entrevue qu'elle a accordée à QUB radio que l'ex-juge a émis des critiques très sévères à l'égard de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en dénonçant l'inaction des divers intervenants qui auraient pu changer la tournure des choses.

Alors qu'elle s'adressait à l'animateur Jonathan Trudeau, Andrée Ruffo a déclaré: "Les parents autour de cet enfant-là, ils en ont fait, des signalements. Ils ont demandé de l’aide. Ils ont décrié la situation. Ils ont tout fait ça. Les institutions payées pour protéger la petite, elles n’ont pas fait leur devoir."

Tout en exprimant que "quelqu’un devrait être redevable et responsable", l'ex-juge a exprimé que des poursuites criminelles pourraient être intentées suite aux trois enquêtes qui seront menées.

D'ailleurs, Andrée Ruffo a aussi souligné le fait que cette terrible histoire était particulièrement très préoccupante: "Il y a des gens, dans les autorités qui devaient s’occuper de ces enfants-là, qui devraient être poursuivis au criminel. Pour moi, c’est clair, clair, clair. Ce n’est pas un geste où un parent aurait donné une tape et que l’enfant est allé rebondir sur un meuble. Ce n’est pas de ça que l’on parle, on parle de martyre."

Aux dires de l'ex-juge, cette situation lui a fait ressentir de la colère et elle n'a pas hésité à accuser la DPJ d'avoir manqué de transparence dans cette affaire: "C’est ridicule de ne pas vouloir parler, de ne pas être transparent, de ne pas reconnaître. Mais c’est toujours ça, le problème, avec la DPJ. C’est qu’il n’y a personne de redevable. Ils ne sont pas imputables de leurs gestes."

Toutefois, l'ex-juge a aussi précisé qu'elle ne visait pas directement les employés de la DPJ, mais davantage une certaine culture de la peur qui pourrait régner au sein de l'organisme: "Il n’y a personne qui dit ce que je vais vous dire. Comment les gens sont médiocres dans des institutions comme ça. Comment les gens ne sont pas capables d’être courageux, de prendre leurs responsabilités. Pour avoir vécu si longtemps dans ce domaine, les gens ont peur, ont peur de parler."

Enfin, Andrée Ruffo a conclu son intervention en indiquant que cette histoire devait faire prendre conscience à la population de l'importance ne pas avoir peur de dénoncer des situations préoccupantes.

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Source: Journal de Québec · Crédit Photo: Courtoisie