Nouvelles : Il n'y a toujours pas de loi qui interdit de faire dégriffer les chats au Québec.

Il n'y a toujours pas de loi qui interdit de faire dégriffer les chats au Québec.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Alors que la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal a récemment lancé une pétition afin de signer au gouvernement qu'il était qu'une loi interdise le dégriffage des chats, l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec a fait savoir qu'il n'avait pas l'intention d'aller en ce sens.

Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ), a expliqué aux journalistes d'ICI Radio-Canada: "On n’a pas, présentement, un projet qui vise l’interdiction du dégriffage. Beaucoup de gens demandent encore cette opération au Québec. L’éducation et l’information doivent être la voie gagnante."

C'est mardi que la pétition a été lancée par la SPCA et comme l'explique Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux auprès de l'organisation, les chats ne devraient plus avoir à subir ce type d'intervention: "C’est une chirurgie cruelle, qui n’est absolument pas nécessaire d’un point de vue médical."

Toujours selon Sophie Gaillard, le dégriffage des chats fait en sorte que l'animal ressentira d'intenses douleurs tout au long de sa vie: "Il y a des séquelles et des douleurs chroniques pour les chats. Le dégriffage a vraiment un impact néfaste sur la psychologie de l’animal. [...] On voit des problèmes de comportement, d’agressivité, car on les prive de leur moyen de défense. On retrouve aussi des problèmes de malpropreté, car gratter dans la litière peut faire mal au chat."

Cette intervention est déjà interdite dans de nombreux pays tandis qu'au Canada, les ordres professionnels de la Nouvelle-Écosse, de la Colombie-Britannique, de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’Île-du-Prince-Édouard ont aussi banni cette pratique.

Enfin, tout indique qu'il ne faudra surtout pas compter l'OMVQ afin d'encourager le gouvernement à aller en ce sens, car comme l'indique la présidente, il y a encore quelques cas d'exception: "Il y a des années, lorsqu’on nous a enseigné cette technique, on nous affirmait qu’il n’y avait pas de conséquences pour le chat. Mais avec le temps, on s’est mis à voir qu’il y en avait. [...] On ne peut pas dire à nos membres qu’ils ne peuvent pas exercer leur jugement. Peut-être que [le dégriffage] peut être un bon choix, pour un animal, dans une certaine famille."

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Source: ICI Radio-Canada · Crédit Photo: Courtoisie