Nouvelles : Il sert un café au Valium à son collègue pour faire une «blague»

Il sert un café au Valium à son collègue pour faire une «blague»

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Un soudeur de 60 ans qui souhaitait faire une blague à son collègue risque maintenant d'aller en prison pour avoir mis des comprimés de Valium dans son café.

Michel Julien, qui fait face à une rare accusation d'empoisonnement à l'aide de "poison ou une autre substance destructive ou délétère", a donc récemment plaidé coupable d’avoir "administré une substance délétère" dans le café de sa victime.

Pour sa part, l’avocat de la défense, Me Philippe Grenier, avait été questionné le 13 janvier dernier au palais de justice de Montréal par le juge Jean-Jacques Gagné à propos du but poursuivi par son client en "empoisonnant" sa victime. L'avocat avait expliqué: "Dans sa déclaration aux policiers, M. Julien a dit : “ C’était une blague.” On se comprend que ce n’était pas une bonne blague. Ils étaient en conflit, ces deux-là".

L'accusé et sa victime, Pierre Tremblay, travaillent ensemble tous les deux par la même compagnie qui se spécialise dans la fabrication de chauffe-eau, or la relation entre les deux hommes a toujours été très difficile, et plus particulièrement depuis septembre 2018, alors que Tremblay avait dénoncé les agissements de Julien, qui avait été surpris à boire de l'alcool au travail. 

Ce serait tandis que Julien était en arrêt de travail qu'il se serait rendu à son entreprise et pendant que Tremblay avait laissé son café sans surveillance, il en aurait profité pour y glisser trois comprimés de Valium, en guise de vengeance.

Il faut savoir que les effets du Valium agissent souvent très rapidement et ceux-ci peuvent entraîner de la somnolence, des étourdissements et des problèmes d’équilibre.

Tremblay s'est d'ailleurs endormi d'un sommeil profond quelques minutes après avoir bu son café et ses collègues ont dû tenter de le réveiller pendant plus d'une quinzaine de minutes.

Ce qui a facilité l'enquête des policiers, c'est que Julien avait pratiquement annoncé ses intentions à un collègue, puis suite à une analyse d'un échantillon d'urine de Tremblay, les enquêteurs sont rapidement remontés jusqu'à Julien.

L'affaire reviendra devant le tribunal en avril prochain et Julien risque présentement de faire face à une peine maximale de deux ans de détention pour cette infraction sommaire.

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock