Nouvelles : La CAQ annonce que les travailleurs qui ne se plieront pas à la nouvelle loi sur les signes religieux perdront leur emploi.

La CAQ annonce que les travailleurs qui ne se plieront pas à la nouvelle loi sur les signes religieux perdront leur emploi.

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Quelques heures seulement après son élection, la CAQ semble bien décidé à ne pas perdre de temps, car elle a déjà annoncé qu'elle songeait à adopter très rapidement un projet de loi visant à bannir le voile islamique, la kippa, le turban sikh et la croix chrétienne apparents chez les employés de l’État en position d’autorité.

À cet effet, la députée caquiste Geneviève Guilbault a été très claire: dans l'éventualité où ce projet de loi serait adopté, son application serait très stricte et ceux et celles qui envisageraient d'y contrevenir pourrait faire face à de très graves conséquences.

Toutefois, le gouvernement Legault a semblé vouloir calmer le jeu en avertissant les personnes touchées par ce projet de loi qu'elles auraient droit à une "période de transition" après l'adoption du projet de loi avant de devoir se soumettre à ces nouvelles règles.

C'est mercredi, suite au premier caucus des élus caquistes que la députée Geneviève Guilbault s'est adressée aux journalistes: "Ces personnes-là seront libres de pouvoir se relocaliser dans un autre poste qui ne sera pas en position d’autorité, mais ce sera à eux, à ce moment-là, de faire le choix qui s’impose. [...] Ils vont faire le choix de ne plus occuper l’emploi s’ils souhaitent maintenir le port du signe religieux".

Quant à celui qui agissait à titre de porte-parole de la CAQ en matière de justice dans la dernière législature, Simon Jolin-Barrette, celui-ci a affirmé: "Nous, notre objectif, c’est de faire en sorte que le projet de loi va préserver les droits et libertés de tous et chacun, puisqu’en vertu de l’article 1 de la Charte canadienne des droits et libertés, c’est possible de mettre certaines balises. [...] Nous, on est convaincus que notre projet de loi va respecter la Constitution canadienne. Si d’aventure il y avait une certaine contestation, on pourrait avoir recours à la clause dérogatoire, mais ce n’est pas envisagé d’entrée de jeu."

D'ailleurs, le député Jolin-Barrette a aussi tenu à ajouter: "C'est un outil juridique à la disposition des différents parlements, des législatures canadiennes. Et la Constitution canadienne, lorsqu'elle a été rapatriée, lorsqu’on a inclus la Charte, ça a été une disposition qui a été négociée, qui a été insérée. D’ailleurs, c’est l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau qui a prévu cette disposition-là. Le père de M. [Justin] Trudeau."

Rappelons enfin que la CAQ a annoncé qu'elle comptait modifier l'âge minimale pour acheter du cannabis et ainsi faire en sorte qu'il soit fixé à 21 ans plutôt qu'à 18 ans.

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Source: ICI Radio-Canada · Crédit Photo: Courtoisie