Nouvelles : Le gouvernement français se penchera bientôt sur la loi «anti-fessée»

Le gouvernement français se penchera bientôt sur la loi «anti-fessée»

La proposition ​devrait être débattue le 17 mai prochain.

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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François-Michel Lambert, député LREM des Bouches-du-Rhône, souhaite voir l'interdiction de toutes «violences éducatives ordinaires» dès cette année. Dans une entrevue accordée à 20 Minutes, le politicien s'est expliqué après qu'une nouvelle proposition de loi appuyée par 29 députés aient été déposée, jeudi. 

«L’idée, c’est que l’éducation en France se fasse en dehors de toutes violences physiques et psychiques. Aujourd’hui, la société française structure l’éducation des enfants par une forme de "dressage", par une violence intrinsèque», explique-t-il.

«En France, le modèle familial, c’est que l’éducation passe par une certaine forme d’agressivité, avec des gifles, des fessées, une pression psychologique et cette idée est transmise de génération en génération. La société n’a jamais indiqué quel était le sens à donner à l’éducation aux parents», ajoute-t-il. 

«Cela fait cinq ans que la proposition de loi est "prête". Le précédent gouvernement avait fait voter l’amendement qui a été censuré par la suite. Mais aujourd’hui, on, n’avance absolument pas», déplore-t-il.

«En tant que pays des droits de l’homme, on ne peut plus laisser notre avenir soumis à une certaine idée de l’éducation: ce que l’on n’accepte plus sur une femme, un voisin, un chien, on ne doit plus l’accepter sur un enfant. Cela me glace de dire que l’on en est là en France. On veut donc mettre le gouvernement devant ses responsabilités. 2 ou 3 ans de plus sans voter le texte, et c’est 2 millions d’enfants pour lesquels la violence va perdurer.»

«Le but n’est pas de contester la fessée donnée par peur, angoisse d’un parent mais celle donnée dans l’intimité et qui relève de l’humiliation. Le but c’est qu’il y ait un dialogue, de la compréhension, des discussions et l’intervention de plusieurs intervenants autour de l’enfant. De nos jours, on a perdu le caractère collectif de la prise en charge des enfants qui était à l’origine de la communauté humaine. La collectivité y gagnera. Nous pensons que si l’éducation se fait par des rapports de force, l’enfant devenu adulte continuera à être dans le rapport de force : agressivité, incivilités, petits délits, délinquance… Entre la baisse de la souffrance des enfants et la baisse de la criminalité qui peut en découler, c’est toute la société qui y gagnera.»

La proposition devrait être débattue le 17 mai prochain selon l'homme politique. 

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Source: 20 minutes · Crédit Photo: Adobe Stock