Nouvelles : Le printemps qui s'en vient risque d'être aussi désastreux que l'hiver en cours

Le printemps qui s'en vient risque d'être aussi désastreux que l'hiver en cours

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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On ne se le cachera pas: l'hiver 2019 a été jusqu'ici horrible. En plus de froid mordant qui se fait presque constamment ressentir, si on ne reçoit pas des dizaines de centimètres de neige sur la tête, c'est que plusieurs millimètres de pluie verglaçante nous attendent.

Évidemment, cela nous influence à avoir très hâte au printemps, mais malheureusement, il se pourrait très bien que le printemps 2019 soit à l'image de l'hiver qui l'a précédé...

C'est du moins ce que croit Réjean Ouimet, spécialiste et analyste à MétéoMédia: "Parmi nos six hivers les plus froids de l’histoire dans le sud du Québec, les printemps ont été systématiquement plus frais que la normale."

Afin d'arriver à de telles prévisions déprimantes, le spécialiste s'est penché sur 6 années où les hiver ont été difficiles et ainsi, les hivers des années 1904, 1905, 1918, 1934, 1994 et 1993 ont été retenues.

Comme Réjean Ouimet l'explique, les statistiques ne sont pas très encourageantes en ce qui concerne le printemps à venir: "Pour la métropole, parmi les hivers marqués par un plus grand nombre de journées froides (moins de -20 ˚C), on en compte 17 et un seul printemps sur le lot n’a pas été frais."

Pour qu'un printemps soit à l'image de ce qu'on espère toujours, tout repose alors sur le contexte atmosphérique. 

Malheureusement, il faut croire que le contexte atmosphérique ne penche pas de façon favorable cette année: "Un hiver froid peut commencer doucement, mais le scénario idéal, c’est le froid qui vole la vedette au coeur de la saison ou en deuxième moitié. D’où la possibilité de voir le froid se maintenir une partie du printemps. De fait, la majorité des printemps frais le sont en mars et avril avec un relâchement du froid en fin de saison en mai."

Enfin, il y a toujours des exceptions, mais à cet effet, Réjean Ouimet nous invite à demeurer très prudents dans nos espoirs les plus fous: "Depuis les années 2000, il y a une tendance vers des printemps frais à la suite des hivers doux pour la plupart des régions. C’est moins évident pour Montréal. Il faut dire que les hivers froids l’ont été avec retenue. Souvent, on se contente d’une période de froid plus ou moins longue qui donne la couleur à l’hiver. Dans ce cas, le résultat est moins automatique pour le printemps qui suit."

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Source: Meteomedia · Crédit Photo: Courtoisie