Nouvelles : Trains paralysés: la crise s'aggrave d'heure en heure et ça pourrait encore «dégénérer»

Trains paralysés: la crise s'aggrave d'heure en heure et ça pourrait encore «dégénérer»

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Alors que la tension grimpe de plus en plus en raison du blocage du réseau ferroviaire, le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a mis les autorités en garde contre une intervention policière, car il craint que la situation puisse "dégénérer".

C'est lors d'un point de presse présenté vendredi à l’Assemblée nationale que le chef de l'APNQL s'est montré très clair quant à la situation en cours: "Cette année, ça fait 30 ans depuis la crise d’Oka. On sait comment on peut faciliter et encourager l’escalade et, dans ce cas-ci, s’il y a une intervention forcée [...] c’est très possible que ça puisse dégénérer".

Le chef a fait savoir que le gouvernement fédéral devait comprendre que le blocage des voies ferrées par des manifestants autochtones agissait à titre de "rappel à l'ordre" quant à ses obligations à l'égard des Premières nations.

Selon Ghislain Picard, cette crise concerne tous les paliers de gouvernement: "Depuis quelques jours, tout le monde se lance la balle, mais c’est une responsabilité collective qui revient à tous les gouvernements, provinciaux, territoriaux et fédéral".

Alors que le premier ministre Justin Trudeau est à l'extérieur du pays pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies, le chef de l'APNQL a fait remarquer que "C’est ironique que M. Trudeau soit en campagne internationale, alors qu’au Canada on n’a rien trouvé pour garantir la sécurité de milliers de femmes autochtones".

Jusqu'ici, le premier ministre Trudeau a évoqué l'importance de respecter la loi en demandant que le blocage prenne fin, tout en appelant au dialogue. 

Le blocage survient alors que le projet de gazoduc Coastal GasLink, en Colombie-Britannique fait l'objet d'une vive opposition de la part de la Première nation de Wet’suwet’en ainsi que de plus en plus de militants autochtones.

Parallèlement, de jeunes manifestants ont occupé les bureaux du ministre du Patrimoine Steven Guilbeault, un ancien militant écologiste, pour demander des engagements contre le mégaprojet d’exploitation de sables bitumineux Teck Frontier. Le ministre a accepté de répondre aux questions des manifestants par téléphone. 

Rappelons enfin que vendredi, le plus grand fournisseur de propane au Canada annonçait un risque important de pénurie de propane dans l'éventualité où le blocage ne cessait pas rapidement.

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Capture d'écran