Nouvelles : Un ex-entraîneur emblématique de natation, Dominique Hébert, est accusé d’abus sexuels sur 23 enfants.

Un ex-entraîneur emblématique de natation, Dominique Hébert, est accusé d’abus sexuels sur 23 enfants.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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L'ex-entraîneur emblématique du club de natation de Pont-Saint-Pierre Dominique Hébert fait maintenant face à la justice alors que son procès s'ouvrait vendredi devant la cour d’assises de l’Eure.

L'homme de 52 ans, qui est accusé d'avoir commis des viols et agressions sexuelles sur des jeunes, aurait fait 23 victimes qui sont aujourd'hui adultes.

Selon ce qu'a révélé Le Parisien, les abus commis par Hébert auraient eu lieu sur une période de 17 ans.

Tous les garçons abusés par Hébert faisaient partie de la section compétition à la piscine de Pont-Saint-Pierre (Eure) et Hébert était grandement admiré de la population locale, étant donné les résultats exceptionnels que remportaient les athlètes dont il s'occupait.

Or, tout a chaviré en 2014 lorsqu'un ancien élève a brisé le silence.

Me Rodolphe Costantino qui défend avec Me Marie Grimaud les intérêts de la plupart des parties civiles, avait mis en lumière "la mise en place d'une extrême proximité avec celui qu'ils considéraient comme un grand frère, dans une ambiance hypersexualisée".

L'entraîneur profitait de son autorité et de son influence sur ses élèves afin de les intégrer progressivement dans des jeux sexuels allant de la masturbation jusqu'à la fellation. Des victimes ont même rapporté des séances de "pénétrations multiples".

À cet effet, Me Costantino avait déclaré: "Ces agissements se déroulaient sans violence, mais avec un conditionnement de l'enfant qui, confronté à une sexualité adulte qu'il méconnaît, fait ce qu'on lui demande sans se poser de questions, et banalise".

De plus, les parents des victimes accordaient une grande confiance à Hébert. L'avocat explique l'image qu'il dégageait auprès des parents: "C'était le paradis pour eux. Il avait une décapotable, des jeux vidéo, des DVD et Internet, à une époque où cela était encore peu répandu…"

Hébert risque maintenant jusqu'à 20 ans de prison, mais ses victimes devront vivre avec les traumatismes liés à ces agressions pour le reste de leur vie. L'avocat détaille les troubles occasionnés par ces traumatismes chez les victimes: "troubles obsessionnels compulsifs (TOC), phobies, problèmes d'alcool. L'enfant abusé aussi jeune est une bombe à retardement…"

Enfin, Me Nathalie Bucquet, avocate de l'association Innocence en danger, également partie civile, termine en déclarant: "Ils ne demanderont pas le huis clos, et c'est courageux. Leur désir est que cette parole soit entendue, pour faire barrage aux univers clos comme celui du sport. Car ce qui est notable dans ce dossier et doit nous interroger, c'est la façon dont personne, en dépit du nombre de victimes, n'a su ou voulu voir durant autant d'années."

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Source: Le Parisien · Crédit Photo: Capture d'écran