Nouvelles : Un logiciel utilisé par la DPJ est pointé du doigt pour la mort d'un jeune enfant.

Un logiciel utilisé par la DPJ est pointé du doigt pour la mort d'un jeune enfant.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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Un rapport de la Commission des droits de la personne a conclu qu'un logiciel utilisé dans toutes les DPJ du Québec pourrait avoir joué un rôle dans la mort d'un jeune garçon de 22 mois du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

C'est suite au décès de Thomas Audet, en juin 2016 à l’hôpital d’Alma, que la Commission des droits de la personne a décidé d'étudier cette affaire en 2017, puisque le cas du jeune garçon avait été signalé auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

L'enquête aura révélé que le logiciel SSP (pour Système de soutien à la pratique) pourrait avoir influencé le traitement du dossier du jeune Thomas de façon très inquiétante.

Le logiciel génère un document d’analyse à partir de réponses aux questions à choix multiples fournies par l’intervenant de la DPJ et les DPJ ont l'obligation de l'utiliser, mais dans le cas de Thomas, le document produit à son effet contenait des conclusions contradictoires.

Au départ, le document conclut que la situation de l'enfant est "extrême", en raison d'une fracture du fémur, d'une lacération sévère de l’oreille ainsi que d’autres blessures, mais par la suite, le document en vient à la conclusion que la vulnérabilité de l'enfant est "très faible", même si "une atteinte importante à l’intégrité physique de l’enfant est perçue comme prévisible".

L'Association des centres jeunesse avait déclaré dans un rapport en 2015 que "L’usage obligatoire du SSP dans les centres jeunesse n’est pas toujours apprécié par les intervenants, au point que certains d’entre eux cherchent à en contourner les normes d’usage".

Voici le reportage de Radio-Canada: 

La travailleuse sociale et représentante syndicale Nancy Poulin a indiqué pour sa part que le logiciel fournissait souvent des choix de réponses qui étaient incomplets: "Parfois, ta réponse n’est pas dans les choix de réponses. Ce qui nous est proposé ne fonctionne pas pour des problématiques avec des parents ou des enfants, par exemple. [...] On doit faire un choix de réponses qui ne correspond pas à la réalité pour être capable de passer à l’autre question".

Voici un autre reportage de Radio-Canada au sujet de la DPJ:

Alors que l'an dernier, la Commission avait recommandé à Lucie Charlebois, la ministre de l'époque, "de réviser l’outil SSP et de lui transmettre une copie de l’outil révisé au plus tard en septembre 2018", le ministère de la Santé et des Services sociaux n'a toujours pas modifié le logiciel.

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Source: ICI Radio-Canada · Crédit Photo: iStock