Nouvelles : Une infirmière Québécoise perd son bébé à cause de la violence qu'elle subissait à son travail.

Une infirmière Québécoise perd son bébé à cause de la violence qu'elle subissait à son travail.

Quelle tragédie.

Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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En Beauce, une infirmière affirme avoir perdu son bébé après avoir reçu un coup de poing au ventre par un résident « complètement désorganisé ».

Ariel Garneau affirme que l'événement est survenu le matin du 10 août 2018 alors qu'elle était enceinte de quelques semaines. Suite au coup de poing, l'infirmière indique avoir "perdu le souffle", puis quelques heures plus tard, elle faisait une fausse couche.

Ce qui est encore plus déroutant dans cette histoire, c'est que ce n'était même pas la première fois qu'un épisode violent du genre se produisait. L'infirmière de 27 ans a dévoilé au cours d'une entrevue accordée à TVA Nouvelles: "Il m’avait déjà accotée à la gorge. [...] Nous avions un patient plus désorganisé sur l’étage, qui a des troubles graves de comportements. Il m’avait d’ailleurs donné déjà un coup de poing au visage la semaine d’avant et il m’a déjà accotée à la gorge à plusieurs reprises. J’ai donc demandé à ne pas être envoyée dans la chambre pour rien."

Mais même malgré la demande d'Ariel Garneau, voilà que la jeune femme se retrouve à nouveau prise au piège: "La stagiaire vient me voir en panique et me dit que l’infirmière est en train de manger une volée [dans la chambre du patient ayant des troubles de comportements]. Je ne pouvais quand même pas la laisser se faire frapper. [...] En entrant dans la chambre, je la vois en train de manger des claques par la tête et se faire cracher au visage. Mais, en voulant l’aider, j’ai mangé un coup de poing à la tête, puis au ventre."

Selon Laurier Ouellet, président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches, celui-ci n'est pas surpris d'apprendre qu'on a dénoté une augmentation de 33% du nombre de réclamations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour des cas de violence dans le milieu de la santé.

Enfin, quand Laurier Ouellet illustre le quotidien de plusieurs infirmières, on devine qu'on en reparlera certainement dans les prochaines semaines: "Les employés se font frapper, cracher dessus, se font donner des coups de pied et des coups de genoux. La sécurité n’est pas là, et le manque de personnel fait que l’employé se retrouve souvent seul avec le patient. C’est ce que ça donne."

Souhaitons que ça s'améliore pour eux!

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: iStock