Nouvelles : Une nouvelle très alarmante pour les consommateurs d'Advil et autre ibuprofène!

Une nouvelle très alarmante pour les consommateurs d'Advil et autre ibuprofène!

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles
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L'ibuprofène est maintenant dans la mire de l'Agence européenne du médicament qui prétend que cet anti-inflammatoire non stéroïdien peut comporter d'importants risques cardio-vasculaires s'il est pris à très haute dose.

À cet effet, le Pr Patrice Queneau, qui est notamment doyen honoraire de la faculté de médecine de Saint-Étienne, n'a jamais caché sa méfiance quant à l'ibuprofène.

Le Pr Queneau, qui avait signé un rapport ministériel sur la iatrogénie médicamenteuse en 1998, affirmait à propos de l'ibuprofène: "Ces médicaments sont très utiles mais ils doivent être utilisés avec précaution, pour des durées courtes et à des posologies adaptées. C'est une indication que doit juger un médecin, à la rigueur un pharmacien pour les spécialités vendues en automédication. Mais en prendre seul et de sa propre initiative, c'est non."

Toutefois, bien que l'étude publiée par l'Agence européenne du médicament soit beaucoup alarmante que les propos du Pr Queneau, elle met quand même le public en garde contre l'anti-inflammatoire en affirmant qu'il "augmente légèrement le risque de problèmes cardio-vasculaires, comme l'infarctus ou l'accident vasculaire cérébral (AVC), chez les patients prenant de fortes doses".

D'ailleurs, il faut préciser que les résultats dévoilés par l'Agence se basaient essentiellement sur les formulations avalées ou injectées et non celles qui s'administrent en gels ou en spray appliqués sur la peau.

Sinon, le dexibuprofene est aussi montré du doigt par l'Agence, car on lui associe les mêmes dangers que l'ibuprofène.

Mais ce qui surprend le plus, c'est que le phénomène était déjà connu de plusieurs spécialistes. C'est du moins ce que laissent entendre les propos du Pr Jacques Blacher, cardiologue et épidémiologiste à l'Hôtel-Dieu (Paris): "Ce risque est connu avec tous les AINS. Ils augmentent tous le risque cardiovasculaire, mais pas dans les mêmes proportions. Celui qui l'augmente le moins est le naproxène. [...] Selon cette étude, l'analyse des décès toutes causes montrait qu'un patient sous ibuprofène avait 77 % de risques de plus de mourir qu'un patient prenant un placebo. Cela donne le vertige!"

L'étude ne risque toutefois pas de faire disparaître l'ibuprofène des tablettes, car malgré les risques soulignées, les résultats dévoilent que les "risques en matière de pharmacovigilance conclut que les bénéfices de l'ibuprofène sont supérieurs aux risques". 

À la lumière des résultats, les spécialistes sauront maintenant que les fortes doses "devraient être évitées chez les patients avec de sérieux problèmes cardiaques ou circulatoires (…) ou chez ceux ayant déjà eu une attaque cardiaque ou un AVC".

À cet effet, le Pr Blacher invite donc ses collègues à faire preuve de prudence lorsque vient le temps de conseiller à ses patients de consommer de l'ibuprofène: "On sait qu'avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens il y a un effet dose et un effet temps de prescription. Il faut donc toujours recommander la dose minimale efficace, le moins de temps possible. Mais le risque augmente même avec une petite dose prise pendant un temps très court. [...] 

Enfin, le Pr Queneau demeure sur sa position en affirmant que peu importe la dose, les risques associés sont existants: "Chaque année, plusieurs centaines de personnes meurent après avoir pris des AINS, et pas toujours à forte dose". Il conclut d'ailleurs en soulignant que le danger sera toujours présent tant qu'il sera possible de faire de l'automédication "de façon plus ou moins masquée. En comparaison, la mortalité au paracétamol est absolument limitée et la marge de sécurité très importante. Alors que l'on peut mourir à cause des AIN, y compris à des doses antalgiques."

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Source: Le Figaro · Crédit Photo: Courtoisie