Nouvelles : Une victime de violence conjugale brise le silence: “J’ai pensé que c’était la fin pour moi et pour ma fille”.

Une victime de violence conjugale brise le silence: “J’ai pensé que c’était la fin pour moi et pour ma fille”.

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Publié le par Ayoye dans Nouvelles

Une femme qui a été violentée par son ex-conjoint avant que celui-ci ne tente de s'enlever la vie a accepté de briser le silence en revenant sur la terrible expérience qui lui a fait craindre le pire pour elle et sa fille.

La femme nommée Khaoula Grissa s'est confiée auprès du Journal de Montréal à propos des événements qui ont lieu lorsque son ex-conjoint s'est introduit par effraction dans son domicile: "J’étais en train d’emballer un cadeau avec ma fille. Je suis allée dans ma chambre pour chercher un crayon et une carte lorsque, soudainement, il est sorti de la garde-robe avec un couteau".

Avant cela, l'homme avait violenté son ex-conjointe, puis il avait même tenté de s'enlever la vie: "Je ne voyais pas le bout du tunnel. J’ai pensé que c’était la fin pour moi et pour ma fille".

C'est le 10 décembre, à Pointe-aux-Trembles, que l'homme s'est présenté dans la demeure son ex-conjointe. Par la suite, Khaoula Grissa a décidé de partager son histoire afin de faire comprendre à la population que les mesures en place pour venir en aide aux victimes de violence conjugale ne sont pas suffisantes: "Le système n’agit pas en matière de prévention [...] Chaque fois que j’ai appelé les policiers, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire".

Voici un reportage de Radio-Canada:

Alors que le tribunal avait interdit à l'ex-conjoint d'entrer en contact avec Khaoula Grissa, cette dernière affirme que cela n'a pas empêché l'homme de lui envoyer de nombreux messages sur Facebook. Même si ces messages étaient insistants, l'homme a pu continuer ainsi, étant donné que les forces policières "ne considèrent pas ça comme une menace", comme l'a déclaré la victime de violence conjugale.

Enfin, Khaoula Grissa que c'est après plusieurs années à subir de la violence conjugale qu'elle est parvenue à mettre fin à cette relation et même si elle avait pris tous les moyens mis à sa disposition suite à cela, le régime de terreur de son ex-conjoint a pu se poursuivre.

Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: Capture d'écran Radio-Canada