Showbiz : L'acteur Marcel Philippot, star de la série Palace, est décédé

L'acteur Marcel Philippot, star de la série Palace, est décédé

L'acteur de 64 ans était surtout connu pour avoir joué un client mécontent dans la série des années 1980, Palace.

Publié le par Ayoye dans Showbiz
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Marcel Philippot a été retrouvé mort, vendredi, à sa résidence parisienne, a annoncé son agent.

L'acteur de 64 ans était surtout connu pour avoir joué un client mécontent dans la série des années 1980, Palace. Un rôle qu'il a repris plus tard dans des publicités pour la société d'assurance la MAAF. Ses répliques «Je l’aurai, un jour, je l’aurai» et «Appelez-moi le directeur» sont devenues cultes.

Le comédien a aussi joué des seconds rôles, notamment dans Brèves de comptoir, Le Schpountz et Kaamelott.

«Marcel Philippot était un être rare, avec beaucoup de délicatesse et de finesse, au-delà de sa fantaisie parfois burlesque», a déclaré Jean-Michel Ribes, dramaturge et directeur du théâtre du Rond-Point. «C’était un grand comédien, très élégant. Il va beaucoup nous manquer.»

«Il était l’un des sociétaires de Palace, du Théâtre sans animaux et de Brèves de comptoir que nous avons joué sur scène à Paris et en tournée et au cinéma. Il était parfait en donnant la parole aux anonymes, en incarnant ce génie du peuple, celles et ceux que l’on n’entend jamais à la télévision et à la radio», a-t-il continué.

«Mon Marcel, Mon Ami. Tu es parti. Mon cœur étouffe en écrivant ces mots. Nous avions un pressentiment ces derniers temps, autour de toi. Tu étais trop sensible, trop inadapté aux cruautés de ce monde, de ce métier qui aurait pu rendre d’avantage justice à ton immense talent. Tu étais un "comédien britannique français". Fin, subtil, exigeant, redoutable et incisif. Et surtout si drôle. Même lorsque tu étais triste tu faisais rire les autres. C’était ton premier plaisir. Donner de la joie aux autres. Cette joie qui t’avait fait faux bond, quelque part dans le tourbillon incohérent de l’existence. Tu es l’ami qui m’a fait le plus rire. Rire avec le cœur. Aujourd’hui je pleure. Je pleure de n’avoir pu, autant que je l’aurais souhaité, t’aider à alléger cette mélancolie qui logeait en toi comme un démon cruel. Je garde de toi ce souvenir ineffaçable, dans "La Pelerine écossaise", ou je ne pouvais pas me retenir de rire en scène face à toi, tellement l’intensité de ton regard me faisait sortir de mes gonds. Et dans "Le personnage désincarné", ou tu apportais toute la densité, la noirceur et la souffrance d’un acteur Shakespearien. Merci à Jean-Michel Ribes de t’avoir offert des rôles si forts, ou tu as pu exprimer toute l’entendue de ta palette, riche en folie et en dérision. Merci à lui de t’avoir fait confiance au long des années. Tu me manques déjà si fort. Je tire un semblant de consolation dans l’idée que tu es enfin apaisé la où tu es. Tu me confiais souvent que tu rêvais de jouer des grands rôles classiques. Tu aurais été sublime dans Molière ou dans Marivaux. Nous avons commis l’erreur de te cantonner, les uns et les autres, dans un certain répertoire, dans un certain emploi. C’est notre tragédie de manquer d’imagination, nous qui nous prévalons de servir l’imaginaire. Tu étais le John Gielgud français. Adieu, mon cher grand clown triste et loyal. Si le chagrin passe un peu, je rirais bêtement tout seul de tes traits d’esprit au vitriol. Fais moi signe de temps en temps.», a quant à lui salué Arnaud Denis sur son compte Facebook.

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Source: 20 minutes · Crédit Photo: Capture d'écran